L’île de Saint Barthélemy abrite une faune et une flore spécifiques particulièrement adaptées. En milieu urbain comme en zone naturelle vous êtes susceptibles de les rencontrer. Fragiles, ces espèces doivent être préservées. Pour cela, quelques gestes simples sont à suivre.
Lors de vos balades, prenez garde de ne pas cueillir ou ramasser de plantes, beaucoup sont protégées et d’autres peuvent représenter un danger, comme par exemple le mancenillier. Pour profiter pleinement de votre moment en plein air, optez pour des photos pour immortaliser vos rencontres floristiques et faunistiques. N’hésitez pas à partager vos observations sur la page Facebook dédiée ou sur l’application iNaturalist.
La promenade est aussi l’occasion de participer au quotidien à nos différents suivis scientifiques participatifs et d’ouvrir l'œil à la recherche d’espèces rares ou exotiques envahissantes afin de nous en faire le signalement.
Rouler tue, on le sait. Mais pas nécessairement ceux que l’on croit. Comme partout ailleurs, les routes de Saint-Barthélemy fragmentent les milieux naturels et sont une des causes du déclin de la biodiversité. Les iguanes doivent par exemple traverser l’île pendant la période de reproduction ou pour pondre et se font régulièrement faucher.
Soyez vigilant, levez le pied !
Si vous rencontrez un animal sauvage blessé, appelez immédiatement le 0690 31 70 73.
Les espèces indigènes (locales) n’ont pas développé de capacité de défense contre nos animaux de compagnie, qui sont pour eux de nouveaux prédateurs introduits par l’Homme sur l’île. Il convient donc d’adopter quelques gestes pour limiter leurs impacts sur la faune locale.
Dans le cadre de la campagne de stérilisation des chats errants, des pièges-trappes sont mis à disposition des particuliers gratuitement. Une fois le chat errant attrapé, tous les vétérinaires de l’île peuvent le stériliser gratuitement. Ce geste est entièrement pris en charge par la Collectivité de Saint Barthélemy.
Sur l’île, la gestion de déchets est assurée sur le site de propreté à Public par Paprec. Les déchets quotidien sont triés dans deux poubelles : les déchets organiques, papier et petits cartons dans la poubelle de sac noir, le verre et les canettes dans le sac transparent. Pour tous les autres déchets, contactez le site de propreté directement.
Il est fortement déconseillé de nourrir la faune sauvage. Le nourrissage doit exclusivement être réservé à vos animaux de compagnie identifiés à votre nom.
Parmi les animaux sauvages, certains sont exogène (importée par l’homme sur l’île) comme les tortues de terre, les cabris, les chats errants, les poules et coqs. Les nourrir contribue à leur prolifération qui met à mal la faune et flore locale. Seuls les cabris et poules enfermés dans un enclos doivent évidemment être nourris.
La faune sauvage locale, comme les oiseaux et les reptiles, est en majeure partie protégée. Il est strictement interdit de les nourrir. Le nourrissage peut entraîner des maladies ou des carences. Ils peuvent aussi perdre l’habitude de se nourrir seuls et s’exposer plus facilement à des prédateurs (chats et chiens notamment).
Pensez également à placer la nourriture de vos animaux domestiques à l’intérieur pour éviter le nourrissage involontaire de la faune sauvage.
Un jardin pour les oiseaux : pour attirer les oiseaux dans votre jardin, planter des massifs, haies, arbres ou arbustes, de préférence d’origine locale. Promouvoir la flore indigène permet de leur apporter une source de nourriture, de les inviter à revenir dans votre jardin et leur offrir également des supports pour nidifier.
Pour aller plus loin:
Un sanctuaire pour les iguanes : Pour préserver cet animal emblématique et en voie de disparition sur l’île au sein de vos espaces verts, choisissez de favoriser les plantes indigènes qui s’y trouvent, pour lui apporter nourriture et abri.